Modor /2
On voulait vraiment l’escalader ce Mt doom. Mais avant qu’il neige de préférence, parce que ça avait l’air suffisamment galère sans la neige c’était peut-être pas non plus la peine d’en rajouter.
Du coup une semaine après notre premier périple on est repartie. Le plan était de commencer toutes ensemble et de se séparer car Josefine et moi avions prévus d’escalader le volcan tandis que Kathleen et Joanna se rendait au Emerald lakes. On avait prévu de se retrouver au point ou on s’était séparée et il semblait évident que notre chemin à nous étais plus court que le leurs et qu’on aurait sûrement à les attendre à la fin. C’est fou les certitudes qu’on peut avoir…
Le parcours commençait sans problème, quelques cailloux pas bien méchant par-ci par là, il suffit de suivre le chemin après tout. Oui. Sauf quand le chemin s’arrête. Une façon subtile de te dire « à partir de là, tu peux essayer de passer à droite ou à gauche ça reviendra au même : tu vas galérer ».
Dessin, de toute façon un volcan c’est rond, tu peux passer ou tu veux
Parce que oui, à partir de ce point, plus une trace de végétation, juste des cailloux et de la poussière qui te font descendre de deux pas à chaque fois que tu en avances d’un. Pratique.
Mais c’est sans compter sur notre détermination, pas question de baisser les bras et d’arrêter en court de route, on ira jusqu’au sommet. En plus on a repérer des rocher qui ont l’air plus ou moins solide, on entame notre phase escalade. Vous noterez l’absence de guillemet. Ce n’est pas une expression, c’était vraiment de l’escalade. Il faut dire qu’on avait pas vraiment le choix, sans ces rochers on aurait sûrement mis une heure de plus à grimper les alentours étant… comment dire. Raide. Et Glissant.
Mais on arrive au sommet. On le voit, plus que 100 mètres et on l’aura atteint. Facile. 100m sur un volcan de 2291 m.
Sauf quand c’est 100m sur « flying rocks ». Autrement dit, des cailloux qui bougent. Des cailloux qui glissent et qui te font regretter la poussière parce qu’elle au moins elle était moins dangereuse. Honnêtement à ce stade j’ai un grand respect pour Frodon.
Et puis le sommet est là, pour de vrai. On se retrouve au dessus des nuages avec une vue incroyable, à couper le souffle. A la fierté d’avoir réussis à grimper le volcan s’ajoute la sensation de vivre un moment magique. Parce que c’est loin d’être le plus grand sommet de la terre, mais que sur le coup on a juste l’impression d’être assise sur le toit du monde.
Autant vous dire qu’un pique-nique sur le toit du monde, avec du chocolat et des smarties ça a un petit goût de paradis. D’autant plus que le plus dur est passé et que la descente sera facile.
…
Alors plus rapide j’en suis sûre. Plus facile… euh. Déjà je ne comprends pas comment une descente peu être envisagée comme étant « facile » quand dès le début on s’aperçoit qu’on ne voit pas le bas de la montagne avant de commencer à descendre.
Le reste de l’aventure n’est donc que glissade et glissade et chute. Ah et entre deux chute on essaye au maximum d’éviter les gros rochers qui parsème le chemin et qui te font penser que tu n’as pas franchement intérêt à orienter ta chute dans leur direction sous peine de finir la descente avec un bras ou une jambe en moins. Enfin, la descente est ponctuée par des poses obligatoires pour vider tes chaussures qui ne sont plus qu’un amas de poussière.
On a finalement mis une heure à descendre contre 3/4h à monter et Kathleen et Joanna nous on attendu pendant une demi-heure en bas. On était très, très contente d’avoir réussis le challenge. On était très, très contente d’en être ressorties vivante aussi. Par contre je tiens à annoncer le décès de mes chaussettes qui n’ont pas survécues à la poussière. Et mon sac et mes chaussures porteront à tout jamais des séquelles de cette marche.
Photo, dessins et vidéos à venir



























